Rangimarie (Nouvelle-Zélande)

Rangimarie (Nouvelle-Zélande)
vendredi 3 août 2018 Alexandre Lefèvre

Le 4 novembre 1918, la ville de Le Quesnoy est libérée par les troupes néo-zélandaises. Cent ans plus tard, la paysagiste Xanthe White et son équipe, Zoë Carafice et Charmaine Bailie, célèbrent la mémoire des soldats de leur pays ainsi que celle des habitants de Le Quesnoy qui, pendant un siècle, ont veillé sur les âmes des combattants disparus. Le jardin qui leur est dédié s’appuie sur une expression maorie, le rangimarie, qui au pays des kiwis, est synonyme de paix. Pour les maoris, le rangimarie représente en effet l’espace calme, à l’image des heures qui précèdent l’aube, où il est possible de cheminer en compagnie de ses ancêtres. Pour remercier les habitants de Le Quesnoy, les trois conceptrices ont souhaité créer l’un de ces lieux apaisés : tandis que le mémorial dit l’histoire des soldats, l’aménagement permet de les retrouver le temps d’une promenade sereine, à l’écart des bruits du monde, en fin de soirée et au petit matin, moments privilégiés de la journée où ressentir le rangimarie.                                                                          

 

Informations & accès
  • 2018

L'artiste

Xanthe White

 
Née en 1976 à Wellington (Nouvelle-Zélande), la paysagiste Xanthe White, 25 ans d’expérience, vit et travaille à Auckland. Fondée en 2005, son agence, XWD, compte aujourd’hui huit collaborateurs. Pour Xanthe White, le rôle du paysagiste est de servir de catalyseur à la relation entre l’homme et la nature, grâce à la beauté et à l’émerveillement. Pour ce projet, elle s’est associée avec Zoë Carafice, également paysagiste à XWD, ainsi qu’avec Charmaine Bailie, experte en éco-restauration.