Réservation en ligne

RÉSERVATION EN LIGNE

Festival international de jardins
Hortillonnages Amiens 2019

Rendez-vous annuel incontournable, le Festival international de jardins Hortillonnages Amiens 2019 fête sa 10e édition avec 10 nouvelles créations ! Un parcours ponctué d’une cinquantaine de jardins et d’installations imaginés et produits par de jeunes artistes – paysagistes, architectes et plasticiens. Une échappée belle esthétique et poétique, une balade artistique, un voyage paysager au cœur des Hortillonnages amiénois…

En barque / CAMON
Louez une barque au Port à fumier, 35 rue Roger Allou (au niveau du parking), pour naviguer pendant 2h30 vers les différentes parcelles investies autour de l’étang de Clermont.

PORT À FUMIER > Accueil par les médiateurs et les volontaires en service civique
accès payant, avec réservation sur place ou en ligne

7 juin-1erseptembre > du mardi au vendredi, 13h30-19h / samedi et dimanche, 10h-19h
2 septembre-20 octobre > mercredi, jeudi et vendredi, 13h30-19h / samedi et dimanche, 11h-19h
Tarifs • 19€ / 1-2 pers. • 23€ / 3-4 pers. • 27€ / 5-6 pers. • gratuit – 3 ans + redevance ASCO (par visiteur) : • 1€ / 11 ans et + • 0,50€ / 3-10 ans

À pied / AMIENS
Accédez par le chemin de halage à l’île aux Fagots et à la presqu’île Robinson ou par le chemin du Malaquis à l’étang de Rivery.
ÎLE AUX FAGOTS > Accueil par les médiateurs et les volontaires en service civique
accès libre et gratuit

7 juin-1erseptembre > du mardi au dimanche, 12h30-19h
2 septembre-20 octobre > du mardi au dimanche, 13h30-19h

 


Contactez-nous

+33 (0)6 78 53 55 92  – communication@artetjardins-hdf.com

Affaissement

Affaissement
mardi 23 avril 2019 Marine Bigot
  • dessin avec un paysage représentant un cours d'eau en rouge et une sculpture en noire, faite d'une grande poutre en hauteur, reliée au sol,et tenant par des grandes brindilles plongées dans l'eau Simon Augade © Simon Auguade

La morphologie fragmentaire des Hortillonnages d’Amiens engage le jeu du multiple et de l’unique, du morcellement et de la séparation. Le principe de frontière dès lors apparaît, et l’idée de tenter de relier deux bords fait surface. La porosité de ces notions, entre terre et eau, entre nature et culture, peut ici être reflétée par la fragilité des berges. Affaissement se traduit par une colonne maintenue ou retenue, par un assemblage de bois brûlés en guise de pilotis. Ce colosse au pied d’argile est ainsi tenu en oblique, entre deux états, ni allongé, ni debout. Pouvant alors imaginer que cet élément artificiel puisse relier deux rivages. L’installation n’est ni une colonne dressée, ni une traverse ; on peut en fait voir une faiblesse, un affaissement retenu dans une certaine urgence, ou une tentative d’élévation selon le sens de lecture que l’on veut lui accorder. Symbole architectural, la colonne est un élément de maintien pouvant paraître le plus sûr ; elle se retrouve alors adossée, soutenue par des béquilles précaires calcinées, s’apparentant à un échafaudage, en attente de… Ce suspens aborde la question de l’éphémère et de l’équilibre, d’un état transitoire où les certitudes sont remises en doute. Jouant d’aller retour entre ces différentes notions, les rapports de force et d’opposition se mêlent et se renversent. Ce serait peut-être l’expression d’une urbanité qui gagne toujours plus de terrain, parfois à péril ; un phénomène dont sont encore préservées les parcelles des Hortillonnages.

L'artiste

Simon Augade

 
Né en 1987 dans les Hautes-Pyrénées, Simon Augade sort diplômé en 2011 de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne - site de Lorient. Il s’investit tout entier en se confrontant à la matière dans des corps-à-corps. L’artiste questionne par des conceptions sculpturales notre relation physique à nos environnements en regard de notions sociétales. Dans ses sculptures-installations qui tentent sans cesse d’agripper l’espace et le spectateur, il aborde les dualités de notre monde. C’est aussi pour lui une façon de mettre en évidence la précarité, la fragilité, l’aspect bancal et éphémère de nos vies et des espaces que l’on se construit.