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Festival international de jardins | Hortillonnages Amiens

Cher public, Chers visiteurs,
Nous vous remercions d’être venus nombreux pour découvrir les créations de la 12ème édition du Festival international de jardins | Hortillonnages Amiens.
Actuellement fermé, le Festival ouvrira à nouveau ses portes du jeudi 26 mai au dimanche 16 octobre 2022.

Pour toute demande d’informations, nous vous invitons à nous adresser un courriel à communication@artetjardins-hdf.com

Au plaisir de vous retrouver pour la prochaine édition !

L’équipe d’Art & Jardins | Hauts-de-France

Jardin fortifié > studio audal, 2021

Jardin fortifié > studio audal, 2021
lundi 12 avril 2021 Marine Bigot
  • studio audal © Yann Monel
  • studio audal © Yann Monel
  • studio audal © Yann Monel
  • studio audal © studio audal

Les progrès technologiques humains ont toujours su puiser dans la bio-imitation, voire le bio- mimétisme. Si l’on étudie la forme des queues de baleine pour concevoir les ailes d’avion, ou les yeux des papillons de nuit pour améliorer les écrans, c’est assez rarement au profit de la Nature. Le nombre d’ailes d’avion augmente quand celui des baleines décline, alors que la pollution lumineuse incessante de nos écrans réduit progressivement le territoire des papillons de nuit. L’humanité se reconnaît elle-même comme la principale cause du changement de climat, de la destruction des milieux et de l’extinction de centaines d’espèces animales et végétales.

Aujourd’hui, il est donc temps d’inverser la machine.

Cette fois, c’est la nature qui puise dans les ressources de l’humanité. Dans les Hortillonnages d’Amiens, une petite île devient le théâtre d’un retournement de situation. Un jardin où les technologies d’ingénierie militaire, telles qu’utilisées dans les citadelles humaines, deviennent l’inspiration d’un éco-système fortifié.

Le chemin couvert où les soldats montaient la garde est remplacé par une berge épineuse, peuplée de plantes aux feuillages aussi resplendissants qu’acérés. Tenant à distance l’envahisseur, elle constitue l’opportunité rêvée d’un abri pour les reptiles et les rongeurs.
Le fossé inondé, qui formait avec la courtine les remparts de la ville, se couvre de plantes aquatiques. Bûches et grumes présentent l’habitat idéal pour amphibiens et insectes, protégé des poissons voraces et des mains curieuses.

Les faubourgs et la ville, où grouillait le peuple, se transforment en friche végétale dense, aux nombreuses fleurs indigènes, où les pollinisateurs s’affairent. Et l’ensemble se couvre de nichoirs mono-spécifiques pour insectes et arachnides.
Enfin, où le château créait l’attrait, une butte marque la zone d’observation privilégiée du visiteur humain. N’ayant pas accès dans la forteresse, ce dernier bénéficie tout de même de deux belvédères qui, perçant les défenses de la berge aux épines, donnent à voir dans cet éco-système protégé.

Le Jardin fortifié offre des espaces de développement et d’observation des espèces indigènes de la Somme. N’utilisant que des matériaux de récupération, naturels et locaux, c’est l’opportunité de recréer de l’habitat précieux, un habitat en voie de disparition. Une conception anthropodécentrée d’un jardin qui, à long terme, pourrait permettre le recensement et la ré-instauration d’espèces en déclin.

L'artiste

studio audal

Fondé en 2020 à Rotterdam par Quentin Aubry et Zeger Dalenberg, studio audal se situe à la croisée des disciplines entre architecture, urbanisme, design, art et paysage. En faisant de la narration son outil premier, studio audal révèle l’atmosphère des contextes et déroule l’histoire de ses usage.r.s pour la lier à celle du projet, de son concept à ses détails, et transporter ainsi le lecteur-visiteur directement au cœur d’une idée.