
©Tanja Smeets
Dans mes sculptures, de grandes structures se développent le long des murs, des sols et des plafonds, envahissant l’espace. J’explore ces processus de croissance et la tension entre le naturel et l’artificiel. Un paysage artificiel, qui se développe et se ramifie, composé de structures ressemblant à des plantes, entièrement fabriquées à partir de matériaux du quotidien — céramique, textiles, métal. Comme des parasites, elles se frayent un chemin et déposent une couche poétique de formes organiques sur la surface dure. Lors de la construction de l’installation, j’entrelace ces structures avec l’environnement, jusqu’à ce que l’œuvre occupe une place apparemment naturelle et semble croître de manière autonome.
Avec ma proposition pour les Hortillonnages, je veux créer un paysage dans un paysage. Là où des jardins productifs ont autrefois été construits par les habitants d’Amiens, je veux désormais créer un paysage entièrement constitué de structures qui semblent émerger de la nature, mais qui sont composées de matériaux de quincaillerie et d’objets du quotidien — garde-feuilles, attaches rapides, feutre. Les plantes et herbes du paysage croîtront à travers cette œuvre, soulevant des questions sur le paysage original, sur les processus naturels qui se déploient et envahissent partiellement l’œuvre. Pouvons-nous, avec notre mode de vie et notre usage des matériaux, coexister avec la nature ?
