Les milieux humides ont souvent la particularité d’être dépourvus de pierre, le poids de celles-ci les conduisant à être englouties pas un sol très meuble. C’est en dissociant la forme de la matière qu’il est proposé ici de réintroduire le minéral dans les hortillonnages.
L’empreinte d’une roche est obtenue en martelant une plaque de cuivre jusqu’à obtenir une forme, un moulage. L’oxydation de ces « roches de cuivre » offre une palette de couleurs variées, de l’orange brillant jusqu’au vert-de-gris en passant par un brun mat .
« Un statuaire est un groupement de statues. C’est l’art de représenter en relief des figures humaines ou animales »…
Et pourquoi pas minérales ?
Cette installation propose d’ériger des roches au rang de statues, en tant que sujet et non simple matière. Il s’agit de sculpter / mouler leurs formes brutes pour en relever les lignes et les courbes et permettre de poser un autre regard sur ces corps grâce à un pas de côté. Un sujet aussi familier que la pierre se trouve ainsi reproduit dans une matière, le cuivre, qui lui confère d’autres attributs. Ces individus deviennent précieux, ils émergent du sol, de l’eau et se distinguent par leurs couleurs et leurs scintillements.
Merci à Christophe Chini pour son atelier et ses pierres, à Ismael Maudet pour ces soudures et merci à Alice Cotte et à 47NORD pour leurs aides et leurs conseils.
