Réservation en ligne

RÉSERVATION EN LIGNE

Festival international de jardins
Hortillonnages Amiens 2019

Clap de fin pour cette belle 10e édition… Nous préparons déjà la 11e édition !
Nous vous donnons rendez-vous à partir du 5 juin 2020.
L’Équipe d’Art & jardins l Hauts-de-France


Contactez-nous

+33 (0)3 22 52 52 96  – communication@artetjardins-hdf.com

Miroir aux alouettes

Miroir aux alouettes
lundi 16 avril 2018 Marine Bigot
  • photographie d'une sculpture faite en plusieurs miroirs rectangles, formant un grand rectangle. accrochés à des tiges métalliques, des bouées noires se balancent. L'entierté de l'oeuvre à les pieds dans l'eau Boris Chouvellon © Yann Monel
  • Boris Chouvellon © art & jardins | Hauts-de-France droits réservés

Après Last Splash, installation créée pour l’île aux fagots, l’artiste Boris Chouvellon récidive avec une œuvre baptisée Miroir aux alouettes. Initialement pensée pour la ville de King’s Lynn, cette pièce en inox poly miroir trouve finalement sa place en plein cœur des Hortillonnages, en raison des difficultés d’installation sur le site prévu pour l’accueillir, vaseux et profond. Telle une étrange embarcation, ces plaques miroitantes strictement alignées matérialisent ici en même temps qu’elles déconstruisent un fragment d’espace aquatique. Vingt-cinq mètres carrés d’eau et un jeu formel accentué par des bouées noires brillantes : suspendues par un système de chaînes et de tubes, ces billes de flottaison, à la fois opaques et éblouissantes, créent un effet de perspective pour une singulière ode aux naufrages, qui détourne les matériaux de la plaisance de luxe. Tel un navire en cours de fabrication, l’ensemble évoque en parallèle les dessous de la construction nautique et ses effets sur le paysage : pour le visiteur qui s’en approche, celui-ci se transforme ainsi en décor distordu, méconnaissable et anamorphosé.

L'artiste

Boris Chouvellon

 
Né en 1980, Boris Chouvellon est diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, et de la Villa Arson, à Nice. De l’extérieur vers l’intérieur de l’atelier, des allers-retours. C’est en arpentant le paysage que la pratique de Boris Chouvellon trouve sens. Relevant les marqueurs à la périphérie de la ville, sur les territoires frontières, il trace une lignée de pièces travaillant le mouvement de l’entropie, celle qui agite le monde et tous ses matériaux jusqu’à offrir un miroir où la vanité se fait poésie. En 2012, le Musée d’Art Contemporain de Marseille lui offre sa première exposition personnelle, Running on Empty, qui présente un ensemble de structures monumentales en béton brut, de photographies et de vidéos.