Réservation en ligne

Festival international de jardins |
Hortillonnages Amiens 2022
Visite de l’exposition en barque


CAMON / PORT À FUMIER – Parcours en barque
Ponton d’embarquement
35 rue Roger Allou – 80450 Camon

À CAMON, louez une barque pour 2h30 et naviguez vers les différentes parcelles investies autour de l’étang de Clermont.

Le tarif de location d’une barque se décline en fonction du nombre de personnes, de 1 à 6 max. incluant enfant(s) de -3 ans
* 20€ / 1-2 pers. * 25€ / 3-4 pers. * 30€ / 5-6 pers. * gratuit -3 ans
+ redevance ASCO par personne : 1€ / 11 ans et + * 0,50€ / 3-10 ans
>>> Uniquement sur réservation en ligne
Pour prendre connaissance des conditions générales de vente, cliquez ici
Pour raison de sécurité, les animaux ne sont pas admis dans les barques. Les poussettes doivent être déposées à l’accueil.


Nous invitons les visiteurs à continuer à respecter les gestes barrières afin de lutter contre la propagation du COVID-19.
Si vous souhaitez davantage de précisions, nous vous invitons à consulter l’évolution des consignes d’accueil et les règles sanitaires en vigueur sur le site du gouvernement : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus


Pour toute demande d’informations, vous pouvez adresser un courriel à communication@artetjardins-hdf.com
ou appeler le +33 6 78 53 55 92

Au plaisir de vous accueillir prochainement !

L’équipe d’Art & Jardins | Hauts-de-France

Le banquet cornélien > Atelier du Dehors, 2020

Le banquet cornélien > Atelier du Dehors, 2020
lundi 6 avril 2020 Marine Bigot
  • Atelier du Dehors : Guillaume Besnier © Yann Monel
  • Atelier du Dehors : Guillaume Besnier © Yann Monel
  • Atelier du Dehors : Guillaume Besnier © Yann Monel
  • Atelier du Dehors : Guillaume Besnier © Atelier du Dehors : Guillaume Besnier

Aujourd’hui, « MANGER » n’a jamais été aussi facile ! Dans les pays occidentaux vous trouverez toujours de quoi vous restaurer : dans un supermarché, un restaurant, même dans nos poubelles ! Sur quels fondements repose cette opulence ? Depuis la révolution néolithique, l’être humain n’a eu de cesse d’inventer des stratagèmes pour subvenir à ses besoins alimentaires : feu, domestication, machine à vapeur, véhicules à moteur. L’énergie nous permet de nous affranchir de multiples tâches au quotidien grâce à des machines. C’est comme si nous avions en permanence deux cents « esclaves énergétiques » pour chacun de nous. Ce développement incroyable a permis d’échafauder un système alimentaire linéaire : production de nourriture, transport des marchandises, transformation, distribution, restauration, consommation à domicile, gestion des déchets. À chaque étape, une part d’énergie majoritairement d’origine fossile est consommée : nous mangeons littéralement du pétrole. Aucun problème s’il n’y avait pas de menaces sérieuses pesant sur ce système. En 2018, l’Agence Internationale de l’Énergie a annoncé que l’extraction du pétrole conventionnel avait atteint son plafond en 2008, ce qui signifiait une baisse progressive de la production dans les années à venir. Cette annonce soulève en fait de nombreuses questions au regard de la dépendance de notre système alimentaire aux énergies fossiles. D’autre part, brûler ces ressources minières, c’est libérer des gaz à effet de serre en masse dans l’atmosphère, une première cause du changement climatique en cours. Cet usage mondial nous emmène vers une période climatique instable rythmée par des sécheresses, des inondations, des submersions, des tempêtes : autant de phénomènes qui peuvent nuire aux récoltes. Par ailleurs, l’usage des pesticides et l’artificialisation des sols participent au déclin de la biodiversité. Se passer d’auxiliaires de cultures, c’est favoriser l’émergence de parasites, et mettre sérieusement en péril la sécurité alimentaire. Le banquet cornélien illustre le dilemme auquel l’humanité est aujourd’hui confrontée, c’est-à-dire poursuivre l’usage des énergies fossiles au risque de détruire les conditions de vie actuelles sur Terre ou diminuer drastiquement cet usage au détriment du fonctionnement de notre société. Installé au coeur des Hortillonnages, dans un jardin au dessin octogonal, le banquet cornélien montre les alternatives possibles développées par des agriculteurs et jardiniers utilisant des techniques agro-écologiques.

L'artiste

Atelier du Dehors

Guillaume Besnier est né en 1987 à Nantes ; il est diplômé de l’École de la Nature et du Paysage de Blois. Après plusieurs années d’expériences en agence à Bordeaux, il décide de créer l’Atelier du Dehors. Implanté dans les Pyrénées, il revendique un attachement profond au vivant en suscitant l’envie collective de territoires fertiles et habitables pour le présent et l’avenir. L’installation « Le banquet cornélien » illustre ses axes de travail : comment agir pour constituer un système alimentaire résilient ? Comment redonner plus de place aux écosystèmes ? Quels espaces publics pour le péri-urbain et le rural ?