Réservation en ligne

Réservation en ligne

Festival international de jardins
Hortillonnages Amiens
14 juillet – 18 octobre 2020

Dans le cadre du dispositif de prévention du COVID-19, toute l’équipe d’Art & Jardins | Hauts-de-France est mobilisée pour vous accompagner dans votre parcours-découverte du Festival avec toutes les mesures sanitaires nécessaires : des bornes de gel hydroalcoolique sont à votre disposition ; le port du masque est obligatoire ; pour votre sécurité, nous vous demandons de respecter le sens de visite, et de porter une écoute attentive aux règles d’utilisation des barques avant l’embarquement ; les animaux sont interdits. Après chaque parcours, gilets de sauvetage, barques, rames et moteurs sont désinfectés ; toutes les visites de groupes sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Nous vous souhaitons une agréable promenade artistique et culturelle en toute sérénité.
Gilbert Fillinger
Directeur d’Art & Jardins | Hauts-de-France

Île aux Fagots – Amiens
accès libre et gratuit en déambulation
Depuis le Pont de Beauvillé à Amiens, rejoignez le chemin de halage et entrez par le n°43 sur l’Île aux Fagots pour découvrir un premier espace présentant une dizaine de créations artistiques et paysagères ; en sortant, prolongez votre visite jusqu’à l’île Robinson en longeant la Somme.
> 14 juillet – 31 août • du mardi au dimanche, 12h30-19h
> 1er septembre – 18 octobre • du mercredi au dimanche, 13h30-19h

Port à fumier – Camon
accès payant avec location d’une barque électrique
Louez une barque électrique à Camon au Port à fumier, 35 rue Roger Allou (au niveau du parking), et naviguez pendant 2h30 d’une parcelle à l’autre pour parcourir les jardins et appréciez les installations disposées autour de l’étang de Clermont.
> 14 juillet – 31 août • du mardi au vendredi, 13h-19h / samedi et dimanche, 10h-19h
> 1er septembre – 18 octobre • du mercredi au vendredi, 13h-19h / samedi et dimanche, 10h-19h

<<< BILLETTERIE EN LIGNE >>>
Réservez votre parcours-découverte en barque depuis le Port à Fumier dans le module ci-dessous.
Le tarif de location d’une barque électrique se décline en fonction du nombre de personnes, de 1 à 6 max.
> 19€ / 1-2 pers. • 24€ / 3-4 pers. • 29€ / 5-6 pers. • gratuit -3 ans
auquel s’ajoute la redevance ASCO (Association syndicale des canaux d’Hortillonnages) pour la protection & la préservation des Hortillonnages
> 1€ / 11 ans et + • 0,50€ / 3-10 ans
Réservez vos temps bien-être sur l’île aux Fagots dans les modules ci-dessous.
Des ateliers de méditation/relaxation sont proposés, en partenariat avec l’Office de Tourisme d’Amiens Métropole : 18 séances d’activités à partager en famille ou entre amis imaginées par « Les ateliers-jeux de l’Être Heureux », « Act’Art » et « Tree Spirit ».
• du 15 juillet au 31 août, les mercredis et dimanches matin, 10h-11h30
• du 1er au 30 septembre, les dimanches matin, 10h-11h30
> tarif adulte 10€ • duo famille (1 adulte + 1 enfant) 16€ 

Le banquet cornélien > Atelier du Dehors, 2020

Le banquet cornélien > Atelier du Dehors, 2020
lundi 6 avril 2020 Marine Bigot
  • Atelier du Dehors © Atelier du Dehors

Le banquet cornélien > Atelier du Dehors, 2020

Aujourd’hui, « MANGER » n’a jamais été aussi facile ! Dans les pays occidentaux vous trouverez toujours de quoi vous restaurer : dans un supermarché, un restaurant, même dans nos poubelles ! Sur quels fondements repose cette opulence ? Depuis la révolution néolithique, l’être humain n’a eu de cesse d’inventer des stratagèmes pour subvenir à ses besoins alimentaires : feu, domestication, machine à vapeur, véhicules à moteur. L’énergie nous permet de nous affranchir de multiples tâches au quotidien grâce à des machines. C’est comme si nous avions en permanence deux cents « esclaves énergétiques » pour chacun de nous. Ce développement incroyable a permis d’échafauder un système alimentaire linéaire : production de nourriture, transport des marchandises, transformation, distribution, restauration, consommation à domicile, gestion des déchets. À chaque étape, une part d’énergie majoritairement d’origine fossile est consommée : nous mangeons littéralement du pétrole. Aucun problème s’il n’y avait pas de menaces sérieuses pesant sur ce système. En 2018, l’Agence Internationale de l’Énergie a annoncé que l’extraction du pétrole conventionnel avait atteint son plafond en 2008, ce qui signifiait une baisse progressive de la production dans les années à venir. Cette annonce soulève en fait de nombreuses questions au regard de la dépendance de notre système alimentaire aux énergies fossiles. D’autre part, brûler ces ressources minières, c’est libérer des gaz à effet de serre en masse dans l’atmosphère, une première cause du changement climatique en cours. Cet usage mondial nous emmène vers une période climatique instable rythmée par des sécheresses, des inondations, des submersions, des tempêtes : autant de phénomènes qui peuvent nuire aux récoltes. Par ailleurs, l’usage des pesticides et l’artificialisation des sols participent au déclin de la biodiversité. Se passer d’auxiliaires de cultures, c’est favoriser l’émergence de parasites, et mettre sérieusement en péril la sécurité alimentaire. Le banquet cornélien illustre le dilemme auquel l’humanité est aujourd’hui confrontée, c’est-à-dire poursuivre l’usage des énergies fossiles au risque de détruire les conditions de vie actuelles sur Terre ou diminuer drastiquement cet usage au détriment du fonctionnement de notre société. Installé au coeur des Hortillonnages, dans un jardin au dessin octogonal, le banquet cornélien montre les alternatives possibles développées par des agriculteurs et jardiniers utilisant des techniques agro-écologiques.

L'artiste

Atelier du Dehors

Guillaume Besnier est né en 1987 à Nantes ; il est diplômé de l’École de la Nature et du Paysage de Blois. Après plusieurs années d’expériences en agence à Bordeaux, il décide de créer l’Atelier du Dehors. Implanté dans les Pyrénées, il revendique un attachement profond au vivant en suscitant l’envie collective de territoires fertiles et habitables pour le présent et l’avenir. L’installation « Le banquet cornélien » illustre ses axes de travail : comment agir pour constituer un système alimentaire résilient ? Comment redonner plus de place aux écosystèmes ? Quels espaces publics pour le péri-urbain et le rural ?