
© Collectif A8
Cette production traite de l’impact de l’Homme sur la nature et des conséquences néfastes qui en découlent. Elle met en scène une fenêtre ouverte sur le monde aquatique : un espace où aucun geste de protection n’aurait été accompli. Une absence qui condamne peu à peu les lieux ainsi que la faune et la flore qui les habitent. L’œuvre souhaite sensibiliser le public à l’empreinte humaine dans le milieu naturel : une trace qui peut mener à la destruction progressive de l’environnement sans même que l’on s’en aperçoive.
Les matériaux choisis portent ce propos. Des filets de pêche suspendus au plafond évoquent une pêche destructive et une présence humaine excessive. Ces filets accueillent des poissons réalisés en papier mâché à partir de journaux locaux : un ancrage dans le territoire pour mieux parler de la faune et de la flore qui lui appartiennent. Ces poissons sont suspendus par des fils de pêche qui traversent leur dos comme autant d’hameçons. Au sol se déploie de la vase qui remonte progressivement le long des murs : comme des sables mouvants où plus on cherche à s’échapper et plus on s’enfonce. Sur cette vase reposent des objets récupérés qui révèlent une dégradation invisible de l’eau.

Projet réalisé dans le cadre
d’un partenariat avec
l’UPJV Amiens
